Jeudi 13 juillet 2006
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S'il y a bien un truc qui m'exaspère dans ce pays, c'est le fonctionnement du micro-onde.Il doit y avoir un diplôme pour ça: 'bonjour je m'appelle Ronnie, j'ai un degree de la MAC avec une major en biologie et une minor en Microwave'.
En attendant, je fais pas le malin, parce que tous ces boutons je sais pas trop à quoi il servent. Pour moi, un micro-onde, c'est un truc un peu crétin où il suffit de mettre un objet à réchauffer, avec une vague idée du temps que cela va prendre en fonction de la taille du dit bazar.
Ouais, ben ici, ce n'est guère suffisant. D'abord, il faut régler le niveau de cuisson. Souvent en fonction de niveaux préétablis parfaitement crétins: poisson, pop-corn, légumes surgelés, que sais-je... Pas de bol pour moi, je n'ai toujours pas identifié le niveau adéquat pour les gels d'agarose que je fais déborder à chaque tentative... Ensuite, il s'agit de régler la minuterie... à la seconde prêt attention, des fois que 2'32'' grilleraient vos si précieux grains de maïs au beurre. Bon, si vous balancez juste le chiffre 3, votre micro-onde tourne 3 secondes...
Donc pour configurer l'engin, il faut avoir du temps devant soi, ce qui anéantit le seul avantage notoire du micro-onde: sa prétendue rapidité!
Ah oui, il y a aussi la sonnerie... Le nord-américain, on le sait, n'apprécie pas trop de se lever de son canapé pour rien. Parallèlement, il déteste manger son pop-corn refroidi. Le micro-onde local a donc inventé la parade: la sonnerie anticipée! Ici, une minute avant la fin de votre cuisson, votre four vous prévient qu'il va re-sonner une minute plus tard, histoire de bien vous énerver, ou de vous laisser le temps d'entamer la longue traversée de la maison dans le sens salon-couloir-cuisine et retour (pas la peine d'entreprendre une escale aux toilettes, la prochaine pause publicitaire n'est que pour dans 10 minutes).
Microwave mes fesses ouais!
Par Ronnie le rhynoctérope
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Publié dans : lemondederonnie
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On nous avait prévenus que l'été canadien pouvait être torride, et c'est vrai qu'à part quelques jours de pluie diluvienne, on est plutôt vernis: plein de soleil et de chaleur* à tel point qu'on a dû s'équiper.
Tous les matins, en partant travailler à la MAC sur mon vélo, je passe à côté d'un grand champ d'herbe rase, très bien entretenu. Enfin, très bien entretenu, sauf pour les champignons: il en pousse de partout, des petits chapeaux sphériques tout blancs.
Ca y est, on déménage. Après un mois d'attente, nous allons enfin quitter les faubourgs de Hamilton pour prendre nos quartiers dans l'appartement de Burlington que Lor & Manny ont déniché pour nous.